Festival Expresso

Le 18 et 19 mai 2019, Radio Tilleuls était au Festival Expresso organisé par l’association Jets d’Encre. Pendant 15h (nuit blanche comprise), nous nous sommes improvisé journal en ligne et avons expérimenté d’autres formes que la radio pour répondre aux 10 sujets imposés. En voici le résultat:

Edito – Carnet de bord

Parcours de la Côte d’Ivoire à l’Europe – Témoignage d’une membre de la rédaction

Je suis arrivée en France il y a maintenant 5 ans.

Je suis d’origine ivoirienne et vit en France grâce à mon père qui a la nationalité. Je l’ai rejoint à Saint-Denis où il vivait déjà. Je n’avait pas le choix. C’est dif ficile de quitter chez soi. Après 1 an, nous avons déménagés à Saint-Etienne où mon père avait trouvé un meilleur contrat de travail. Après quelques mois avec lui, il est devenu de plus en plus violent. Il exigeait de moi un niveau de terminale alors que j’étais en seconde.

Après ce «cauchemard» avec lui, ma mère est venue vivre avec nous à Saint-Etienne en 2016 mais cela ne l’empêchait pas de me frapper. Ma mère ne pouvait rien dire car elle venait d’arriver et n’avait pas de papiers français. Elle n’avait pas son mot à dire et il continuait de me frapper comme s’il se battait avec quelqu’un de son poids, de sa taille, de son âge, de sa force.

Ma mère et moi avons fini par quitter la maison pendant qu’il était au travail. Lorsque nous avons appelé une association pour nous aider à trouver un logement, nous avons été hébergé en hôtel. Nous avons eu de la chance de ne pas à avoir à dormir dehors parce que j’avais la nationalité française grâce à celle de mon père. D’hôtel en hôtel nous avons maintenant un appartement et ma mère a pu trouver un emploi. Elle a un titre de séjour qu’elle doit renouveler régulièrement.

Cela nous a permis d’être libres et heureuses loin de lui. Aujourd’hui un procès est en cours, mon père a fait appel suite à un sursis de 6 mois et une caution à payer.

Nous avons eu de la chance. En ce moment à Saint-Etienne, de nombreuses personnes étrangères n’ont pas de logement. Elles sont hebergées dans un squat, dans une ancienne poste mais la mairie a porté plainte et un procès doit avoir lieu.

Malheureusement, plusieurs de mes proches n’ont pas eu la même chance que moi. Certains de mes amis ont tout fait pour venir en France. Une fois ici, ils étaient obligés de se cacher parce qu’ils n’avaient pas de papier et pour survenir à leurs besoins ils travaillaient «au noir» car sans papier. Ils ont été expulsés vers la Côte d’Ivoire et tenteront de revenir en zodiaque [un petit bâteau gonflable à moteur]. La France ferme ses frontières, l’Espagne ferme ses frontières, l’Italie ferme ses frontières, les déplacements se font vers l’Est de l’europe.

En Côte d’Ivoire, on ne peut pas trouver de travail même avec des diplomes. Il faut avoir des connaissances ou «séduire» les responsables. C’est pour ça que l’Europe est encore un espoir. Même si c’est difficile, tout le monde veut montrer qu’on peut réussir ici. Celles et ceux qui dorment dehors montrent un semblant de vie facile pour conserver de la dignité.

Micro-trottoir

Rester ou partir ?

Le poids du succès

Génie ou pourri ?

30 ans et après ?

Réactions de personnes basiques. Simples


Acte 27 et après ?

Presse nulle part, police partout

Fin de régime

Paris, Alger : même combat ?
Ici ou là-bas, on le voit dans les rues : ça ne va pas.

De Macron à Bouteflika, ça dégage.

Pas le même contexte, Mais quasiment le même texte.

Un peu de rabe.
Pour les révolutions arabes.

On ne digère pas.
Ni les mensonges, ni la corruption, ni les passe-droits.

Certains disent qu’Abdelaziz est mort depuis 2010.
Mais aujourd’hui, c’est le peuple qui se mobilise.

Contre un système hérité des colonies.
Même si les blancs le nient.

La jeunesse l’a répété en Algérie, sans masque mais en short:
 » Nous ne voulons pas du cadre ni des clous qui le portent ».

Changeons le système, pas le climat

La marche pour le climat? Oui, bon, pourquoi pas. Mais encore une fois : problème détourné, gens occupés.
Soyons factuels : réchauffement climatique catastrophique ; pollution en nette augmentation; trouver du bon air devient de plus en plus galère…
Alors, que nous propose-t-on ? Petit geste par petit geste, individu par individu, pour aller vers une planète en meilleure santé.
N’est-il pas déjà trop tard pour manifester pour le climat ? Nous aurions dû y penser avant. Est-ce que de simples manifestations contre les dégâts causés seront suffisantes pour faire réagir un système entier ?
Nous pouvons imaginer l’état de la terre dans quelques années. Mais est-ce suffisant ?
Il faut prendre les manifestations au sérieux et réagir. Les jeunes ont eux-même prouvé qu’eux aussi étaient sensibilisés en manifestant depuis maintenant six mois. Leurs manifestations se déroulent partout.

L’arroseur arrosé


Balle au centre

Télardiophonik

Fin.

Bonus: C.O.M.P.L.O.T